1. Diplomatique générale
Arthur GIRY, Manuel de diplomatique, Paris, 1894, XVI-944 p., réimpr. anast. Genève, 1975.
Harry BRESSLAU, Handbuch der Urkundenlehre für Deutschland und Italien, 2e éd., 2 vol., Leipzig, 1912-1932, réimpr. Berlin, 1958, 746 et 664 p. ; trad. ital. par Anna Maria VOCI-ROTH, Manuale di diplomatica per la Germania e l’Italia, Rome, 1998, LXXXVI-1423 p.
Outre la restriction géographique, prend l’angle d’attaque de la genèse des actes, que Giry considère avant tout sous l’angle de la forme.
Alain DE BOÜARD, Manuel de diplomatique française et pontificale, t. I, Paris, 1929, Diplomatique générale, 397 p. et 1 fasc. de planches.
À lire comme un utile complément de Giry, avec détails nouveaux et incorporation plus poussée des aspects juridiques — dont l’approche, en retour, apparaît aujourd’hui très datée.
Giovanna NICOLAJ, Lezioni di diplomatica generale, t. I, Istituzioni, Rome, 2007, 264 p.
Une réflexion aiguë et stimulante sur le champ de la discipline.
Les grands manuels, qui attendent leur renouvellement, peuvent être mis à jour avec quelques introductions délibérément très sélectives :
Georges TESSIER, La diplomatique, Paris, 1952, 3e éd., 1966, 128 p. (Que Sais-je ?, 536).
Alessandro PRATESI, Genesi e forme del documento medievale, Rome, 1979, 157 p. et 8 planches.
Olivier GUYOTJEANNIN, Jacques PYCKE, Benoît-Michel TOCK, Diplomatique médiévale, Turnhout, 1993, 3e éd. augmentée, 2006, 486 p. (L’atelier du médiéviste, 2).
Les albums de reproductions commentées sont rares ; parmi les plus réussis :
Ma Josefa SANZ FUENTES et Miguel CALLEJA PUERTA, « Litteris confirmentur » : lo escrito en Asturias en la Edad Media, Oviedo, 2005.
Un outil fondamental (pour le Moyen Âge mais aussi l’époque moderne), avec définitions étoffées, ouverture sur les grands types comme sur l’organisation des diverses chancelleries :
Commission internationale de diplomatique, Vocabulaire international de la diplomatique, éd. par Maria Milagros CARCEL ORTI, Valencia, 1994, 2e éd. revue 1997, 308 p.
Les définitions sont rédigées en français et suivies de la traduction des termes dans les principales langues européennes ; suivent, regroupées, les traductions en catalan, danois, hongrois, néerlandais, portugais, roumain, tchèque, et des index alphabétiques dans toutes les langues, latin compris.
Les réflexions de quelques grands maîtres de la discipline :
Georges TESSIER, « Diplomatique », dans L'histoire et ses méthodes, sous la dir. de Charles Samaran, Paris, 1961 (Encyclopédie de la Pléiade), p. 633-676.
Robert-Henri BAUTIER, « Leçon d'ouverture du cours de diplomatique à l'École des chartes (20 octobre 1961) », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 119 (1961), p. 194-225 ; reproduit dans id., Chartes, sceaux et chancelleries, Paris, 1990 (Mémoires et documents de l'École des chartes, 34), t. I, p. 3-33.
Heinrich FICHTENAU, « La situation actuelle des études de diplomatique en Autriche », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 119 (1961), p. 5-20.
Robert-Henri BAUTIER, « Les orientations de la diplomatique en Europe depuis la fin de Seconde Guerre mondiale », dans Cento anni di cammino : Scuola vaticana di paleografia, diplomatica e archivistica, 1884-1984, Vatican, 1986, p. 101-145.
Autant de leçons de méthode que d’études dans la réimpression d’articles de Robert-Henri BAUTIER :
Chartes, sceaux et chancelleries, études de diplomatique et de sigillographie médiévales, Paris, 1990, 2 vol., 921 p., 8 dépl. (Mémoires et documents de l’École des chartes, 34).
Les fertiles questionnements d’un autre maître, avec la réimpression d’articles choisis de Peter RÜCK :
Fachgebiet Historische Hilfswissenschaften, Ausgewählte Aufsätze zum 65. Geburtstag von Peter Rück, hrsg. von Erika EISENLOHR und Peter WORM, Marburg an der Lahn, 2000, 304 p. (Elementa diplomatica, 9).
L’apport de l’informatique mérite réflexion, mais le paysage est en très rapide évolution. Bon point de départ dans :
La diplomatique, numéro réalisé par Marie-José GASSE-GRANDJEAN, Paris, 2003, 110 pages (= Le médiéviste et l’ordinateur, n° 42, printemps 2003). Consultable en ligne : http://lemo.irht.cnrs.fr/42/.
Pas de revue spécialisée en France. Nombreux articles, entre autres, dans :
Bibliothèque de l'École des chartes,
Le Moyen Âge,
Cahiers de civilisation médiévale,
Francia (publié en Allemagne par l'Institut historique allemand de Paris).
Même tableau pour le reste de l'Europe, sauf en R.F.A. et en Autriche :
Archiv für Urkundenforschung, 1908-1944,
Archiv für Diplomatik, Schriftsgeschichte, Siegel- und Wappenkunde, depuis 1955.
Nombreux articles, en outre, dans les revues historiques et dans :
Archivalische Zeitschrift,
Deutsches Archiv für Geschichte [Erforschung depuis 1950] des Mittelalters [a succédé en 1937 à Neues Archiv der Gesellschaft für ältere deutsche Geschichtskunde].
Mitteilungen des Instituts für österreichische Geschichtsforschung, depuis 1880. [tomes 39-55 intitulés : Mit. des österreichischen Instituts für G. — Publient en outre des volumes de suppléments, Ergänzungsbände].
Il n’existe pas de bibliographie rétrospective critique spécialisée ; on en trouvera les matériaux soit dans des bibliographies plus larges, soit dans les manuels.
Pour le seul domaine français, la base Bède (Bibliographie des éditions et études de sources documentaires médiévales françaises) vise à recenser les études de diplomatique mais aussi les éditions de toute taille, depuis 1965. Elle est en cours : http://enc.sorbonne.fr/bede/
Il n’existe pas non plus de bibliographie courante spécialisée. Noter d’un côté les passages consacrés à la discipline dans les bibliographies « généralistes » : Bibliographie annuelle de l’histoire de France, section bibliographique de la Revue d’histoire ecclésiastique, International medieval bibliography [IMB] ; d’un autre côté les indications disséminées dans les outils bibliographiques livrés par certaines revues (pas de recension dans Archiv für Diplomatik), avec une grande prodigalité dans Deutsches Archiv…
Nombreuses références à glaner dans l’excellente bibliographie des sciences auxiliaires (surtout des titres en langue allemande) mise en ligne par l’université de Munich : http://pcghw51.geschichte.uni-muenchen.de/GHWBibliographie/index.php, et dans la vaste bibliographie en ligne des Regesta Imperii : http://opac.regesta-imperii.de/lang_de/.
Non moins excellent recensement des sites internet en rapport avec la diplomatique (bases de données, éditions électroniques, cartulaires numérisés, etc.) par Marie-José Gasse-Grandjean et Sébastien Barret, dans le cadre du portail Menestrel : http://www.menestrel.fr
Outre les mises au point toujours schématiques des manuels, quelques aperçus qui attendent renouvellement (ou des mises au point très ponctuelles), quelques vues plus récentes mais plus larges (pour l’histoire de la critique diplomatique, voir plus bas la section 1.6. Faux et critique).
Maurice PROU, « Leçon d'ouverture faite à l'École des chartes le 25 janvier 1900 », dans Revue internationale de l'enseignement, 15 mars 1900, p. 1-27.
Blandine BARRET-KRIEGEL, Les historiens et la monarchie, 4 vol., Paris, 1988.
Bruno NEVEU, Érudition et religion aux XVIIe et XVIIIe siècles, av.-prop. de Marc Fumarolli, Paris, 1994.
Réimpression d’articles.
Peter RÜCK, « Die Urkunde als Kunstwerk », dans Kaiserin Theophanu : Begegnung des Ostens und Westens um die Wende des ersten Jahrtausends, Cologne, 1991, t. II, p. 311-333, reproduit dans Ausgewählte Aufsätze..., p. 117-139.
Elizabeth DANBURY, « English and French artistic Propaganda during the period of the Hundred Years War : some evidence from royal charters », dans Power, Culture and Religion in France, ca. 1350-ca. 1550, éd. Christopher ALLMAND, Woodbridge, 1989, p. 75-97.
Graphische Symbole in mittelalterlichen Urkunden : Beiträge zur diplomatischen Semiotik, éd. Peter RÜCK, Sigmaringen, 1996 (Historische Hilfswissenchaften, 3).
Frank M. BISCHOFF, Urkundenformate im Mittelalter : Grösse, Format und Proportionen von Papsturkunden in Zeiten expandierender Schriftlichkeit (11.-13. Jahrhundert), Marburg an der Lahn, 1996 (Elementa diplomatica, 5), 211 p.
Ghislain BRUNEL, Images du pouvoir royal : les chartes décorées des Archives nationales, Paris, 2005.
Léopold GENICOT, « Sur la survivance de la notion d’État dans l’Europe du Nord au haut Moyen Âge : l’emploi de publicus dans les sources belges antérieures à l’An Mil », dans Institutionen, Kultur und Gesellschaft im Mittelalter : Festschrift für J. Fleckenstein, Sigmaringen, 1984, p. 147-164.
Robert-Henri BAUTIER, « Chancellerie et culture au Moyen Âge », dans Cancelleria e cultura nel Medioevo, Vatican, 1990, p. 1-75 ; reproduit dans Chartes, sceaux et chancelleries, op. cit., t. I, p. 47-121.
Heinrich FICHTENAU, « Rhetorische Elemente in der ottonisch-salischen Herrscherurkunde », dans Mitteilungen des Instituts für österreichische Geschichtsforschung, 68 (1960), p. 39-62.
Rudolf FALKOWSKI, « Studien zur Sprache der Merowingerdiplome », dans Archiv für Diplomatik, 17 (1971), p. 1-125.
Hans-Henning KORTÜM, Zur päpstlichen Urkundensprache im frühen Mittelalter : die päpstliche Privilegien, 846-1046, Sigmaringen, 1995 (Beiträge zur Geschichte und Quellenkunde des Mittelalters, 17).
La langue des actes, actes du XIe congrès de la Commission internationale de diplomatique (Troyes, 2002), en ligne http://elec.enc.sorbonne.fr/sommaire163.html
Serge LUSIGNAN, « Chartes et traduction : les actes latins et français de la chancellerie royale et le paradigme de la traduction », dans Le Moyen français, n° 51-52-53 (2002-2003), Traduction, dérimation, compilation : la phraséologie, actes du colloque international, Université McGill (Montréal, 2-3-4 octobre 2000), publiés par Giuseppe Di Stefano et Rose M. Bidler, p. 395-420.
Serge LUSIGNAN. La langue des rois au Moyen Âge : le français en France et en Angleterre. Paris, 2004 (Le nœud gordien).
Benoît GRÉVIN, Rhétorique du pouvoir médiéval : les Lettres de Pierre de la Vigne et la formation du langage politique européen (XIIIe-XVe siècle), Rome, 2008 (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 339).
Heinrich FICHTENAU, « Forschungen über Urkundenformeln : ein Bericht », dans Mitteilungen des Instituts für österreichische Geschichtsforschung, 94 (1986), p. 285-339.
Intitulatio, t. I : Lateinische Königs- und Fürstentitel bis zum Ende des 8. Jahrhunderts ; t. II : Lateinische Herrscher- und Fürstentitel im 9. und 10. Jahrhundert ; t. III : Lateinische Herrschertitel und Herrschertitulatur vom 7. bis zum 13. Jahrhundert, Graz-Cologne, 1967-1989 (Mitteilungen des Instituts für österreichische Geschichtsforschung, Ergänzungsbände, 21, 24, 29).
Albert BABEAU, Les préambules des ordonnances royales et l'opinion publique, Paris, 1896, 64 p. (t. à p. de Comptes rendus de l'Académie des sciences morales et politiques).
Heinrich FICHTENAU, Arenga : Späntantike und Mittelalter im Spiegel von Urkundenformeln, Graz-Cologne, 1957, 244 p. (Mitteilungen des Instituts für österreichische Geschichtsforschung, Ergänzungsband, 18).
Étude préparatoire : « Note sur l'origine du préambule dans les diplômes médiévaux », dans Le Moyen Âge, 62 (1956) p. 1-10.
Michel ZIMMERMANN, « Protocoles et préambules dans les documents catalans du Xe au XIIe siècles : évolution diplomatique et signification spirituelle », dans Mélanges de la Casa de Velázquez, 10 (1974) p. 41-76, et 11 (1975), p. 51-79.
L. LAFFON, « Arenga hispana : aproximación a los preámbulos documentales de la Edad Media », dans Historia, instituciones, documentos, 16 (1989), p. 133-233.
Longtemps sous-évalué, le champ des recherches sur les préambules des derniers siècles médiévaux est très prometteur :
Anna ADAMSKA, « Dieu, le Christ, la Vierge et l’Église dans les préambules polonais du Moyen Âge », dans Bibliothèque de l’École des chartes, t. 155, 1997, p. 543-573.
Hermann HOLD, Unglaublich glaubhaft : die Arengen-Rhetorik des Avignonenser Papsttums, Francfort-Berlin-Berne, cop. 2004, 2 vol., 829 p.
Olivier GUYOTJEANNIN, « Les préambules des chartes de franchises françaises au Moyen Âge », dans Pour une anthropologie du prélèvement seigneurial dans les campagnes médiévales (XIe-XIVe siècle), les mots, les temps, les lieux, éd. Monique Bourin et Pascual Martínez Sopena, Paris, 2007 (Histoire ancienne et médiévale, 91), p. 173-195.
actes pontificaux jusqu’en 1198 : JAFFÉ, index au t. II, p. 775-822 ; pour les actes édités depuis l’époque de Jaffé dans le cadre de la Piusstiftung : Rudolf HIESTAND, Inizienverzeichnis und chronologisches Verzeichnis zu den Archivberichten und Vorarbeiten der Regesta pontificum Romanorum, Munich, 1983 (M.G.H., Hilfsmittel, 8) ;
actes pontificaux de 1198 à 1304 : Inizienverzeichnis zu August Potthast, Regesta…, Munich, 1978 (M.G.H., Hilfsmittel, 2) ;
actes des souverains francs puis allemands : Friedrich HAUSMANN et Alfred GAWLIK, Inizienverzeichnis und chronologisches Verzeichnis zu den Königs- und Kaiserurkunden von den Merowingern bis Heinrich VI., Munich, 1987 (M.G.H., Hilfsmittel, 9) ;
actes de Louis VI roi de France : éd. Jean DUFOUR, t. III, Paris, 1993, p. 187-193.
Michel ZIMMERMANN, « Glose, tautologie ou inventaire ? L’énumération descriptive dans la documentation catalane du Xe au XIIe siècle », dans Cahiers de linguistique hispanique médiévale [Université Paris XIII], n° 14-15 (1989-1990), p. 309-338.
Edmond MEYNIAL, « Des renonciations au Moyen Âge et dans notre ancien droit », dans Nouvelle revue historique de droit français et étranger, 1900, p. 108-142 ; 1901, p. 243-277 et 657-697 ; 1902, p. 49-78 et 649-670 ; 1904, p. 698-746.
Marie-Louise CARLIN, La pénétration du droit romain dans les actes de la pratique provençale (XIe-XIIIe siècles), Paris, 1967 (Bibliothèque d'histoire du droit et droit romain, 11).
Riche bibliographie sur les clauses de renonciation.
Armando PETRUCCI et Carlo ROMEO, « Scrittura e alfabetismo nella Salerno del IX secolo », dans Scrittura e civiltà, 7 (1983) p. 51-112 et 18 pl.
Peter WORM. Karolingische Rekognitionszeichen : Die Kanslerzeile und ihre graphische Ausgestaltung auf den Herrscherurkunden des achten und neunten Jahrhundert. Marburg an der Lahn, 2004. 2 vol. in-4°, 176-309 pages (Elementa diplomatica, 10).
Benoît-Michel TOCK. Scribes, souscripteurs et témoins dans les actes privés en France (VIIe-début XIIe siècle). Turnhout, 2005 (ARTEM, 9).
Pour l’acte royal français depuis la fin du XIIIe siècle, partir des très riches données regroupées en 1900 par Octave Morel (voir section 4.1, « L’acte royal français »). Sur les possibilités d’exploitation, voir les études de Raymond Cazelles sur la « société politique » et :
Robert-Henri BAUTIER, « Critique diplomatique, commandement des actes et psychologie des souverains du Moyen Âge », dans Comptes-rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, janvier-mars 1978, p. 8-26 ; reproduit dans Chartes, sceaux et chancelleries, op. cit., t. II, p. 593-611.
Olivier GUYOTJEANNIN et Laurent MORELLE, « Tradition et réception de l’acte médiéval : jalons pour un bilan des recherches », dans Archiv für Diplomatik, t. 53, 2007, p. 367-403.
Bernhard BISCHOFF, « Zur Frühgeschichte des mittelalterlichen Chirographum », dans Archivalische Zeitschrift, 50-51 (1955), p. 297-300 et planche.
Winfried TRUSEN, « Chirographum und Teilurkunde im Mittelalter », ibid., 75 (1979), p. 232-249.
Michel PARISSE, « Remarques sur les chirographes et les chartes-parties antérieures à 1120 et conservées en France », dans Archiv für Diplomatik, 32 (1986), p. 546-567.
Les cartulaires, actes de la table ronde… Paris, 5-7 décembre 1991, Paris, 1993 (Mémoires et documents de l’École des chartes, 39).
Pierre CHASTANG, Lire, écrire, transcrire: le travail des rédacteurs de cartulaires en Bas-Languedoc (XIe-XIIIe siècles), Paris, 2001 (C.T.H.S.-Histoire, 2).
Cartulaire de l’abbaye Saint-Sauveur de Redon, fac-similé et commentairess disponibles en 2 volumes imprimé (Rennes, 1998-2004) ou 1 DVD (Rennes, 2005).
Cartulaire du Mont-Saint-Michel, Mont-Saint-Michel, 2005.
Jean-Philippe GENET, « Cartulaires, registres et histoire: l'exemple anglais », dans Le métier d'historien au Moyen Âge, études sur l'historiographie médiévale, éd. Bernard Guenée, Paris, 1977, p. 95-138.
Adeline RUCQUOI, « La invención de una memoria: los cabildos peninsulares del siglo XII », dans Temas medievales, 2 (1992), p. 67-80.
Theodor EVERGATES, « The chancery archives of the counts of Champagne : codicology and history of the cartulary registers », dans Viator, 16 (1985), p. 159-179.
Hubert FLAMMARION, » Une équipe de scribes au travail au XIIIe siècle : le grand cartulaire du chapitre cathédral de Langres », dans Archiv für Diplomatik, 28 (1982), p. 271-305.
Brigitte PIPON, Le chartrier de l’Abbaye-aux-Bois, 1202-1341, Paris, 1996 (Mémoires et documents de l’École des chartes, 46).
Laurent MORELLE, « Des moines face à leur chartrier : étude sur le premier cartulaire de Montier-en-Der (v. 1127) », dans Les Moines du Der, 673-1790, actes du colloque international d’histoire (Joinville-Montier-en-Der, 1er-3 octobre 1998), éd. Patrick Corbet, Jackie Lusse et Georges Viard, Langres, 2000, p. 211-258.
Henri STEIN, Bibliographie générale des cartulaires français ou relatifs à l'histoire de France, Paris, 1907, XV-627 p. (Manuels de bibliographie historique, 4).
Conception assez large du "cartulaire".— Une mise à jour manuscrite est disponible à l'I.R.H.T., Orléans : seule une faible partie en a été imprimée : Jacqueline LE BRAZ, « Répertoire des cartulaires de l'ancienne France », dans Bulletin de l'I.R.H.T., 12 (1963), p. 113-125 ; 13 (1964-1965), p. 101-110 ; 14 (1966), p. 97-108 : respectivement diocèses de Laon, Soissons et Châlons-sur-Marne.
La reprise du « Stein » passe désormais à l’I.R.H.T. (assortie de vastes campagnes de microfilmage) passe désormais par deux voies, une base de données généraliste et des enquêtes régionales approfondies :
Base cartulR (http://www.cn-telma.fr/cartulR/).
Répertoire des cartulaires français, provinces ecclésiastiques d’Aix, Arles, Embrun, Vienne, diocèse de Tarentaise, publié par Isabelle Vérité, Anne-Marie Legras, Caroline Bourlet, Annie Dufour. Paris, 2003 (Documents, études et répertoires publiés par l’Institut de recherche et d’histoire des textes, 72).
Inventaire des cartulaires conservés dans les dépôts des Archives de l'État en Belgique, Bruxelles, 1895, 123 p.— Inventaire des cartulaires conservés en Belgique ailleurs que dans les dépôts des Archives de l'État, Bruxelles, 1897, 66 p.— Inventaire des cartulaires belges conservés à l'étranger, Bruxelles, 1899, 72 p.
À mettre à jour de nombreuses réaffectations de manuscrits.
G.R.C. DAVIS, Medieval cartularies of Great Britain : a short catalogue, Londres, 1958, XXI-182 p.
Pancartes monastiques des XIe et XIIe siècles, études réunies par Michel PARISSE, Pierre PEGEOT et Benoît-Michel TOCK, Turnhout, 1998 (ARTEM).
Un bon exemple :
Martin-Dietrich GLESSGEN, Lo Thesaur del hospital de Sant Sperit : Edition eines Marseiller Urkundeninventars (1399-1411), Tübingen, 1989, XI-596 p. (Beihefte zur Zeitschrift für romanische Philologie, 226).
Voir aussi les titres cités aux § 0.3 (Histoire des archives médiévales) et dans la bibliographie d'archivistique médiévale (Trésors des chartes du roi et des princes).
Outre le traitement de la question dans les études de diplomatique spéciale :
Georges TESSIER, « L'enregistrement à la chancellerie royale française », dans Le Moyen Âge, 62 (1956), p. 39-62.
Rémy SCHEURER, « L'enregistrement à la chancellerie de France au cours du XVe siècle », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 120 (1962), p. 104-129.
Helmut BANSA, « Zum Problem des Zusammenhangs von Formular und Registereintrag : Beobachtungen aus der Kanzlei Ludwigs des Bayerns », dans Deutsches Archiv, 29 (1973), p. 529-550.
Guido VAN DEVIOET, Les coutumiers, les styles, les formulaires et les “artes notariae”, Turnhout, 1986 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 48), 84 p.
Rapide sur les formulaires (5 p.) et les artes notariae (2 p.), mais utile pour sa bibliographie, surtout pour l'Europe septentrionale. — À compléter par le fascicule de M. CAMARGO, Ars dictandi, ars dictaminis, 1991 (id., 60).
Werner BERGMANN, « Die "Formulae Andecavenses" : eine Formulsammlung auf der Grenze zwischen Antik und Mittelalter », dans Archiv für Diplomatik, 24 (1978), p. 1-53.
Marculfi formularum libri duo, éd. et trad. Alf UDDHOLM, Uppsala, 1962.
Liber diurnus, éd. Hans FÖRSTER, Berne, 1958.
Ch. VULLIEZ, « L'apprentissage de la rédaction des documents diplomatiques à travers l' "ars dictaminis" français (et spécialement ligérien) du XIIe siècle », dans Cancelleria e cultura nel Medio Evo [Congrès international de diplomatique, Stuttgart, 1985], Vatican, 1990, p. 77-95.
Franz-Josef WORSTBROCK, Monika KLAES, Jutta LÜTTEN, Repertorium der Artes dictandi des Mittelalters, t. I, Von den Anfängen bis um 1200, Munich, 1992 (Münstersche Mittelalter-Schriften, 66).
Emil J. POLAK, Medieval and Renaissance letter treatises and form letters, Leyde, Cologne, New York, 1993-1994, 2 vol. (Davis medieval texts and studies, 8-9).
Gianfranco ORLANDELLI, « Genesi dell ars notariae nel secolo XIII », dans Studi medievali, 3a serie, VI-2 (1965), p. 329-366.
Gianfranco ORLANDELLI, « La scuola di notariato », dans Le sedi della cultura nell'Emilia Romagna, t. II, L'età comunale, Milan, 1984, p. 131-147.
Inclut une précieuse bibliographie des éditions à la date de publication.
Lorenzo SINISI, Formulari e cultura giuridica notarile nell’età moderna : l’esperienza genovese, Milan, 1997 (Fonti e strumenti per la storia del notariato italiano, 8), spéc. p. XII-XXXI et 3-22 sur les formulaires médiévaux.
Rolandino e l’ars notaria da Bologna all’Europa, atti del convegno internazionale di studi storici…, a cura di Giorgio Tamba, Milan, 2002 (Per una storia del notariato nella civiltà europea).
Gérard GIORDANENGO, « Bertrand du Pont, notaire d'Avignon et son formulaire », dans Annales de l'Université des Sciences sociales de Toulouse, 24 (1976), p. 317-327.
Jean HILAIRE, La science des notaires : une longue histoire, Paris, 2000 (Droit, éthique, société), passim.
Serge LUSIGNAN, « La transmission parascolaire de savoirs juridiques : les arts épistolaires de la chancellerie royale française », dans Éducation, apprentissages, initiation au Moyen Âge (Actes du premier colloque international de Montpellier, novembre 1991), Montpellier, [1993] (Les Cahiers du C.R.I.S.I.M.A., 1), t. I, p. 249-262.
Hans-Günter SCHMIDT, Administrative Korrenspondenz der französischen Könige um 1300 : Édition des "Formelbuches" BNF ms. lat. 4763, Göttingen, 1997.
Le formulaire d’Odart Morchesne dans la version du ms BnF fr. 5024, éd. O. GUYOTJEANNIN et S. LUSIGNAN, avec le concours des étudiants de l’École nationale des chartes et la collaboration d’E. FRUNZEANU, Paris, 2005 (Mémoires et documents de l’École des chartes, 80) ; texte du formulaire en ligne à l’adresse http://elec.enc.sorbonne.fr/morchesne/
Pierre SCHMITT, « Documents sur la province franciscaine de Strasbourg aux XIVe - XVe siècles d'après un formulaire de Lucerne », dans Archivum franciscanum historicum, 59 (1966), p. 209-300.
Formulaire namurois du XIVe siècle, éd. Léopold GÉNICOT et Joseph BALON, Bruxelles, 1955, 398 p. (Coutumes de Namur, 3).
NB : pour les recueils de fac-similés, voir les bibliographies de paléographie.
Robert-Henri BAUTIER, « Les sources documentaires de l’histoire de France au Moyen Âge : recherche, publication et exploitation », dans Tendances, perspectives et méthodes de l’histoire médiévale (100e Congrès national des sociétés savantes, Paris, 1975), Paris, 1977, p. 215-248.
Robert-Henri BAUTIER, « Les orientations de la diplomatique », op. cit. (§1.1.4).
« Sciences auxiliaires de l’histoire médiévale », dans L’histoire médiévale en France : bilan [1969-1989] et perspectives [Actes du Congrès de la Société des médiévistes de l’enseignement supérieur (Paris, juin 1989)], Paris, 1991, p. 471-499.
Bibliographie sous le titre : Bibliographie de l’histoire médiévale en France (1965-1990), sous la dir. de Michel Balard, Paris, 1992, p. 405-435. — La poursuite de la bibliographie par la S.H.M.E.S. (1990-2000) est en cours, sous la forme d’une base de données.
Pour la France, base Bède (Bibliographie des éditions et études de sources documentaires médiévales françaises), depuis 1965, en cours : http://enc.sorbonne.fr/bede/
Pour la péninsule ibérique, excellent recensement analytique:
CODIPHIS, Catálogo de colecciones diplomáticas hispano-lusas de época medieval, Santander, 1999, 2 vol.
Pour le reste, des moyens de recherche détournés : de très bonnes bibliographies courantes (Bibliographie annuelle de l’histoire de France, section “Bibliographie” de la Revue d’histoire ecclésiastique, IMB de Leeds…) ; ne pas oublier les volumes de bibliographie des sources éditées dépouillées par les lexicographes (Niermeyer, Nouveau Du Cange…) ; l’état très précis des collections les plus variées (« Nouveau Potthast » alias Repertorium fontium historiae Medii Ævi, t. I: Series collectionum, 1962).
Exposé clair et nourri :
Raoul C. VAN CAENEGEM, avec la coll. de François-Louis GANSHOF, Introduction aux sources de l’histoire médiévale : typologie, histoire de l’érudition médiévale, grandes collections, sciences auxiliaires, bibliographie, nouv. éd. mise à jour par Luc JOCQUE, trad. de l’anglais par Baudouin VAN DEN ABEELE, Turnhout, 1997 (Corpus christianorum, Continuatio mediaevalis), spéc. p. 219-276.
Pour les actes impériaux, royaux et pontificaux, état méthodique très détaillé :
Leo SANTIFALLER, Neuere Editionen mittelalterlicher Königs- und Papsturkunden: eine Übersicht, Vienne, 1958.
Inévitablement vieilli mais très clair sur la formation des grandes entreprises.
1. Vrais débuts de l’insertion de pièces justificatives (souvent dites « preuves » dans un esprit juridique) à la charnière des XVIe et XVIIe siècles (histoires de villes, de régions, de nations…) : Étienne Pasquier, Antoine Loysel et Pierre Louvet pour Beauvais… La pratique s’intensifie (Pierre de Marca, † 1662, Histoire de Béarn… et Marca hispanica…) d’autant mieux qu’elle rencontre les pratiques de l’historiographie de la Contre-Réforme.
2. Les premiers corpus spécifiques aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Entreprises déjà très professionnelles : le polygraphe André Duchesne au début du XVIIe siècle (plusieurs volumes consacrés des familles seigneuriales, Histoire de la maison de… : Montmorency, Coucy, Dreux, Châtillon…, exploitant systématiquement cartulaires et obituaires), les historiographes Théodore et Denis Godefroy (Le cérémonial françois…, 2e éd. 1649), Pierre Dupuy (Histoire du différend d’entre le pape Boniface VIII et Philippes le Bel…, 1655).
Essai transformé du XVIIe au XVIIIe siècle : « Instrumenta » de la nouvelle Gallia christiana (par rapport à celle des frères de Sainte-Marthe, Sammarthani), des grandes histoires d’ordres (Le Paige puis Hugo pour Prémontré…), des grandes histoires régionales mauristes (Histoire générale de Languedoc, Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire de la Bretagne…).
Apparition de recueils spécifiques de sources de toute nature (a) sur l’histoire ecclésiastique (d’Achery et Mabillon, Annales ordinis sancti Benedicti, 1668-1701, 9 vol. ; Mabillon et Martène, Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti, 1703-1739, 6 vol.), (b) sur l’histoire nationale (Dom Bouquet, Recueil des historiens des Gaules et de la France, 1738-1786, 13 vol. avant la coupure révolutionnaire = pratique intensive de l’extrait, du découpage et du montage chronologiques).
Recueils de mélanges, les plus difficiles à exploiter, avec des trésors encore cachés : Luc d’Achery, Spicilegium (1655-1677, 13 vol.) ; Jean Mabillon, Vetera analecta (1675-1685, 4 vol.) ; Étienne Baluze, Miscellanea (1678-1715, 7 vol.) ; Edmond Martène et Ursin Durand, Thesaurus novus anecdotorum (1717, 5 vol.) et Veterum scriptorum… amplissima collectio (1724-1733, 9 vol.). — Sans compter les voyages littéraires et autres volumes d’Iter…, dont le prototype est le Voyage littéraire de deux religieux bénédictins… des précédents (1717, 2 vol.).
Lancement de corpus officiels à forte empreinte juridique : Ordonnances des rois de France de la troisième race, commencé par Eusèbe de Laurière, avocat au Parlement de Paris (1723-1790, 14 vol., t. XV-XXII poursuivis de 1811 à 1849) ; même esprit (et moins grand soin) dans le Bullaire romain de Coquelines-Mainard (1733-1762, 33 vol.).
En fin de période, émergence d’une idée développée au XIXe siècle : réunir les regestes de tous les actes déjà édités = Bréquigny, Table chronologique des diplômes, chartes, lettres et actes imprimés concernant l’histoire de France jusqu’en 1314 (1769-1783, 3 vol. parus jusqu’à la date de 1179 ; poursuivi en 1836-1876 par Pardessus et Laboulaye : période 1180-1314 et Supplément).
3. Le XIXe siècle : poids de la philologie, lente reprise des corpus d’Ancien Régime.
Grandes collections nationales pour les actes souverains, parfois ouvertes aux actes princiers : M.G.H., Chartes et diplômes,… Initiatives officielles moins soutenues pour les chartriers : lancement de la Collection de cartulaires français (B. Guérard)…
Poursuite des regestes d’actes imprimés : outre la continuation du Bréquigny, Jaffé et Potthast pour les actes pontificaux, Wauters pour les actes « belges ».
Élargissement des précédents, ouverts aux mentions tirées des œuvres historiographiques et des sources encore inédites : Regesta Imperii (états préparatoires pour les M.G.H., qui ne citent pas les cotes) ; un temps imité en France sous l’impulsion d’Arthur Giry et de ses élèves (Annales… : Carolingiens et premiers Capétiens) ; avec traits propres, Papsturkunden…
Conseils pour l’édition des textes médiévaux, fasc. I: Conseils généraux, fasc. II: Actes et documents d’archives, Paris : École nationale des chartes et Comité des travaux historiques et scientifiques, 2001, 175 et 265 p. (Orientations et méthodes).
Plusieurs approches : collections de microfilms ou photos avec regestes d’accès (informatisation légère), bases (éventuellement CD-ROM et/ou Internet) donnant des transcriptions ou des regestes, associés ou non aux images.
Informatique et histoire médiévale [Table-ronde, Rome, 20-22 mai 1975], Rome, 1977, 436 p. (Collection de l’École française de Rome, 31).
Vieilli sur les approches et, plus encore, sur les techniques. Utile par ailleurs pour l’accent délibérément mis sur la typologie de certains documents : censiers, suppliques etc.
Le médiéviste et l’ordinateur, semestriel, ronéot., Paris, depuis 1979.
Fotografische Sammlungen mittelalterlichen Urkunden in Europa, hrsg. von Peter RÜCK, Sigmaringen, 1989 (Historische Hilfswissenschaften, 1).
Présente les plus importantes collections européennes de reproductions de documents médiévaux (photographies, microfilms, microfiches). Inévitablement vieilli pour les techniques, toujours valable sur les institutions et leurs grands projets.
Pour les outils sur le Net, suivre le recensement critique des pages « Diplomatique » (Marie-José Gasse-Grandjean et Sébastien Barret) et « Paléographie » (très largement entendue, par Marc Smith) du portail Menestrel : http://www.menestrel.fr.
Document numérique [Paris], t. 3, n° 1-2, 1999, n° spécial Les documents anciens, coord. Jacques André et Marie-Anne Chabin.
La numérisation des manuscrits médiévaux, actes de la journée d’études organisée par l’École nationale des chartes, éd. par Élisabeth Lalou, dans Le médiéviste et l’ordinateur, n°40, automne 2001.
La constitution a priori de vastes thesauri, destinés à l’indexation-matières des documents analysés, est en voie d’obsolescence. Connaître toutefois le thesaurus réalisé à l’I.R.H.T. pour le dépouillement de chartriers et de cartulaires, de conception très vaste, à prédominante socio-économique, et celui du C.E.H.J., primitivement conçu pour l’histoire des institutions et du droit du Bas Moyen Âge :
Centre d’études d’histoire juridique, Thesaurus d’histoire médiévale, documents diplomatique et judiciaires, Paris, 1983, XII-101 p.
— Cartulaires : pour mémoire (rapidement étendu autour du noyau primitif des microfilms des cartulaires de la province ecclésiastique de Reims, seuls objets de regestes, eux-mêmes indexés).
Répertoire des microfilms de cartulaires français consultables à l’I.R.H.T., section de diplomatique, par Caroline BOURLET, Annie DUFOUR, Anne-Marie LEGRAS, Maylis DE VALENCE, Isabelle VERITE, Orléans-Paris, 1999, VI-327 p.
— Originaux jusqu’à 1220 conservés aux Arch. nat. (série L ; série S en cours). Photographies, regestes informatisés. En préparation : CD-ROM avec images.
Originaux jusqu’à 1120 (toute la France). Photographies, saisie informatique des textes ; prochainement analyses+textes+images sur support informatique.
La diplomatique française du haut Moyen Âge : inventaire des chartes originales antérieures à 1121 conservées en France, Turnhout, 2 vol. (ARTEM), 2001.
Périme le premier inventaire publié, de 1987.
Michel PARISSE, « Inventaire des actes originaux du Haut Moyen Âge conservés en France : un premier bilan », dans Comptes-rendus de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, avril-juin 1984, p. 352-369.
Actes publiés jusqu’à 1200 (toute la France). Dépouillement lexicographique.
Index scripturarum novus mediae latinitatis… qui afferuntur in Novo Glossario, Hafniae, 2e éd., 1973.
Nouv. éd. informatisée en cours.
Yves LEFEVRE, « Les dictionnaires du latin médiéval et l’Union Académique internationale », dans Comptes-rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1975, p. 402-414.
Actes poitevins du haut Moyen Âge. Saisie informatisée des textes.
Publication progressive (ronéot.), actuellement jusqu’à 950 : Chartes poitevines, éd. Elisabeth CARPENTIER, Yves CHAUVIN, Robert FAVREAU, Georges PON.
Actes publiés et actes originaux de la Grande Belgique jusqu’à 1200. Saisie des textes (lemmatisation), association partielle avec les clichés, maintenant sur CD-ROM (Thesaurus diplomaticus).
Jacques PYCKE et Paul TOMBEUR, Traitement informatique des documents diplomatiques du Moyen Âge : méthodologie et application aux actes belges du VIIe au XIIe siècle, Louvain-la-Neuve, 1989.
Robert-Henri BAUTIER, « Les faux dans l'histoire », dans Le faux dans l'art et dans l'histoire [exposition du Comité des salons artistiques de la police], Paris, 1955, non paginé (8 p., 184 nos).
Fälschungen im Mittelalter [internazionaler Kongreß der Monumenta Germaniae Historica, München 16.-19. September 1986], 5 vol., Hanovre, 1988 ; t. VI, Index, 1990 (M.G.H., Schriften, 33).
Falsos y falsificaciones de documentos en la Edad Media [Congrès de la Commission internationale de diplomatique, 1990], Saragosse, 1991.
Hermann U. KANTOROWICZ, « Schriftvergleichung und Urkundenfälschung : Beitrag zur Geschichte der Diplomatik im Mittelalter », dans Quellen und Forschungen aus italienischen Archiven und Bibliotheken, 9 (1906), p. 38-55.
Hans FÖRSTER, « Beispiele mittelalterlicher Urkundenkritik », dans Archivalische Zeitschrift, 50-51 (1955), p. 301-318.
Horst FUHRMANN, « Die Fälschungen im Mittelalter », dans Historische Zeitschrift, 197 (1963), p. 529-554 ; repris et développé dans Einfluß und Verbreitung der pseudoisidorischen Fälschungen, vol. 1, Stuttgart, 1972 (Schriften der Monumenta Germaniae Historica, XXIV-1), p. 64-136.
Bernard GUENÉE, « "Authentique et approuvé" : recherches sur les principes de la critique historique au Moyen Âge », dans La lexicographie du latin médiéval et ses rapports avec les recherches actuelles sur la civilisation du Moyen Âge, Paris, 1981 (Colloques internationaux du C.N.R.S., 589), p. 215-229 ; reproduit dans Politique et histoire au Moyen Âge, Paris, 1981, p. 265-278.
Giles CONSTABLE, « Forgery and plagiarism in the Middle Ages », dans Archiv für Diplomatik, 29 (1983), p. 1-41.
Outre les études incluses dans les titres généraux :
Theo KÖLZER, Studien zu den Urkundenfälschungen des Klosters St. Maximin vor Trier (10.-12. Jahrhundert), Sigmaringen, 1989 (Vorträge und Forschungen, 36).
Jean-François BLADE, Pierre de Lobaner et les quatre chartes de Mont-de-Marsan, Paris, 1861.
Henri BORDIER et Émile MABILLE, Une fabrique de faux autographes ou récit de l'affaire Vrain-Lucas, Paris, 1870.
Robert-Henri BAUTIER, « La collection des chartes de croisade », dans Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, juillet-octobre 1956, p. 382-386 ; reproduit dans Chartes, sceaux et chancelleries, op. cit., t. I, p. 243-246.
Robert-Henri BAUTIER, « Forgeries et falsifications de documents par une officine généalogique au milieu du XIXe siècle », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 1974, p. 75-93 ; reproduit dans Chartes, sceaux et chancelleries, op. cit., t. I, p. 247-265.
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Toujours essentiel sur la diplomatique générale (première section) et la chronologie (section centrale) ; se méfier de la dernière section, consacrée à la diplomatique spéciale, par auteurs ou types, inévitablement vieillie.