Dans ce manuscrit copié dans le sud de l’Italie, l’écriture présente un aspect essentiellement
apparenté à celui d’une minuscule caroline soignée (technique et forme de la plupart des lettres),
mais certaines particularités sont déjà propres à l’écriture bénéventine qui commence à se constituer
à la même époque.
Les traits bénéventins les plus caractéristiques, issus en partie de la tradition cursive
tardo-antique, sont les suivants :
aspect général : corps des lettres plutôt bas et large, mais la brisure des courbes, trait
de style caractéristique, est encore à peine esquissée par endroits.
a en forme de cc, qui coexiste ici avec un a carolin, parfois dans le même mot (anima l. 16) ;
d oncial ;
e dépassant légèrement en hauteur la ligne de tête, et avec une attaque
visible sur la gauche (ces détails peuvent se trouver aussi dans des minuscules carolines
septentrionales) ;
i plongeant quand il entre en ligature antérieure : ri (avec un tracé sinueux), li, ti ;
autres ligatures stylisées : ct avec crosse ; ex
avec e à deux étages (analogue à
&) ; rt étiré au-dessus et au-dessous de la
ligne (également connu dans des minuscules carolines septentrionales), et ros avec o bouclé.
Accessoirement :
s long posé sur la ligne, différent par là de f
descendant, comme dans beaucoup de minuscules carolines ;
f de type insulaire dans la rubrique de la première ligne.
La deuxième ligne est écrite en lettres onciales, dans les formes calligraphiques typiques de son
évolution tardive, ici rendues avec légèreté et élégance : angle d’écriture proche de l’horizontale,
L développé en hauteur, M en deux arcs parfaitement
symétriques.
Dans ce manuscrit copié dans le sud de l’Italie, l’écriture présente un aspect essentiellement apparenté à celui d’une minuscule caroline soignée (technique et forme de la plupart des lettres), mais certaines particularités sont déjà propres à l’écriture bénéventine qui commence à se constituer à la même époque.
Les traits bénéventins les plus caractéristiques, issus en partie de la tradition cursive tardo-antique, sont les suivants :
Accessoirement :
La deuxième ligne est écrite en lettres onciales, dans les formes calligraphiques typiques de son évolution tardive, ici rendues avec légèreté et élégance : angle d’écriture proche de l’horizontale, L développé en hauteur, M en deux arcs parfaitement symétriques.